On dit « le bleu de Chefchaouen » comme s'il n'y en avait qu'un. C'est faux. Il y a le bleu presque blanc des murs repeints du matin, le bleu profond des embrasures à l'ombre, le bleu-vert des portes anciennes que le soleil a mangées, le bleu électrique d'un seuil refait la veille. Une ruelle entière peut se lire comme un nuancier.
Ce bleu-là, multiple, traverse la collection Médina : la porte turquoise au bout des arcs dans Vers la porte bleue, la porte bleue vers laquelle remonte un parapluie rouge dans Mchicha du quartier.
Pourquoi tant de bleu ? Les explications varient — repousser les moustiques, rappeler le ciel, apaiser le regard. La vérité est sans doute plus simple : à Chefchaouen, le bleu est devenu une manière d'habiter. On repeint son seuil comme on arrose ses plantes, par soin.
Sur le papier semi-brillant du poster, ce bleu garde toute sa densité. À vous de choisir celui qui ira à votre mur.